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" La dynamique fondamentale de la confiance "

Souvent mentionnée au cours des formations ou coaching par les participants comme une
ressource à développer, la confiance semble être le sentiment le plus rare et le plus
recherché de notre siècle !
Pourquoi ?
Parce que quand elle est là on se sent libre, capable, puissant, heureux. C'est comme
si elle était la clé de la libération des ressources, du véritable potentiel de chacun.
Quand elle fugue, c'est le désarroi, la peur, le contrôle, la méfiance.
D'où nous vient cette confiance et comment la développer, l'entretenir dans un monde
économique et social qui en réclame toujours plus ?

       1 - Qu'est ce que la confiance ?

La confiance est un sentiment qui trouve ses racines dans l'expérience de vie de chacun
d'entre nous. A ce titre nous ne pouvons être égaux. Chaque parcours étant unique
le résultat ne peut-être qu'original. Toutefois le mode de construction psychoaffectif de
ce sentiment sera le même pour tous et à cet égard nous pourrions en tirer un précieux
enseignement.
Avant de poursuivre plus loin cette analyse, osons une définition de la confiance
et interrogeons-nous sur les champs auxquels elle s'applique.
Selon le Petit Larousse il s'agit d'un sentiment d'assurance, de sécurité, d'espérance de
quelqu'un envers quelque chose,ou quelqu'un d'autre.
La confiance serait donc un savant cocktail d'espérance et de sécurité et porterait sur un
objet bien précis.

        Confiance à propos de quoi ?

Souvent exprimé à propos de soi nous en oublions que ce sentiment de confiance a bien
d'autres sujets d'attention et non des moindres !
Il faudrait vivre seul et exclu de toute relation à un quelconque univers pour qu'il en soit
autrement.
Si la confiance en soi est un puissant moteur d'action et de réalisation il a besoin d'être
soutenu par une confiance toute aussi solide vis à vis de notre environnement,
qu'il s'agisse de potentialités matérielles et immatérielles ou de potentialités humaines.

Ces trois niveaux de confiance que l'on pourrait décrire comme suit :

sont indissociables et fonctionnent en inter-relation constante.

La confiance en soi nous permet d'espérer atteindre nos buts et de croire en nos
capacités d'action, de réaction et d'adaptation.
La confiance dans l'autre nous permet d'espérer obtenir des satisfactions de nos
rencontres et de croire dans les potentialités positives de nos semblables.
La confiance dans l'environnement, l'avenir nous permet d'espérer obtenir également
des satisfactions issues de notre intégration, de croire en la richesse des " possibles "
et de se sentir en sécurité dans son environnement.
Toutefois, si l'espérance et la croyance d'un possible sont deux éléments fondamentaux de
la confiance.
Il en est un troisième qui déterminera le degré de la confiance : le sentiment de sécurité.

       2 - Quels sont les fondements de la confiance ?


La notion de sécurité, comme mentionnée dans la définition, nous renvoie tout droit à
l'ennemi numéro 1 de la confiance : la peur (sentiment d'inquiétude, de crainte, en
présence ou à la pensée d'un danger).
Nous touchons là au fondement du sentiment de confiance qui résultera d'une évaluation
plus ou moins objective du danger en présence ou virtuel et des potentialités que nous
pouvons lui opposer.
Cet apprentissage de l'évaluation du danger commence très tôt dans notre histoire
personnelle et est fortement influencé par notre environnement culturel, économique,
social, éducatif et par les expériences plus ou moins rudes auxquelles nous avons
dû faire face avec plus ou moins de succès.
Cet apprentissage nous aidera alors à dépasser ou non nos peurs fondamentales qui se
manifesteront au cours de notre évolution vers l'autonomie

       Une évolution en 4 phases :
La dépendance : peur de l'abandon et du rejet de la petite enfance qui développe un
sentiment d'insécurité et de mésestime de soi et favorise une crainte de
l'environnement, du monde…
La contre dépendance : peur de l'échec qui stigmatise un manque de confiance en soi
L'indépendance : peur du contact, des liens, des autres qui favorise un repli sur soi.
L'interdépendance : phase qui se développe en filigrane dans l'enfance et trouve
son plein épanouissement à l'âge adulte, si les peurs précédentes ont été
apprivoisées, voire dépassées.

C'est alors qu'un sentiment de confiance élargie se fait jour : - confiance dans le monde, - confiance dans les autres, - confiance en soi.

A l'âge adulte chacun d'entre nous aura donc développé un niveau de confiance qui
lui est propre et qu'il peut évaluer à l'aune :

        a)de sa capacité à
· élaborer des projet d'avenir,
· de prendre des risques plus ou moins ambitieux pour satisfaire ses désirs,
ses valeurs personnels,
· à s'engager avec les autres,
· la relation plus ou moins encourageante qu'il entretien avec lui-même ;

        b)de ses résultats (effet miroir)
La confiance que nous témoignent les autres est souvent le reflet
de la confiance que nous nous accordons à nous-mêmes ou dont nous croyons être
dignes. Observons : le nombre de nos amis, leur générosité à notre égard, leur
dévouement nous informent de la confiance dont nous les gratifions et par voie
de conséquence de celle qu'ils nous renvoient.
L'ensemble de nos réussites est également là pour témoigner de la confiance que
nous portons à notre environnement. Ce que nous appelons opportunités, chance
ne serait-ce pas notre capacité à croire en ces " possibles " et à rester ouvert,
attentif leur manifestation pour les saisir au moment où elles se présentent,
sous quelle que forme que ce soit ?

Fort heureusement ce constat, quel qu'il soit, à un instant T n'a rien de définitif.
Tout être humain, tant qu'il est en pleine possession de ses facultés,
peut apprendre et progresser.
La confiance n'échappe pas à ce processus.

       3 - Comment pouvons nous développer ce sentiment et l'entretenir au quotidien ?


       a)- Oser l'estime de soi.
       En portant sur soi journellement un regard bienveillant, " acceptant ", qui sait mettre
sur un plan d'égalité aussi bien les aspects de notre personnalité considérés comme
positifs que ceux considérés comme négatifs. Préférer à cette vision de nos attitudes,
plutôt la notion de comportements adaptés ou inadaptés à une situation donnée.
Ce qui présente l'avantage de ne pas figer un jugement de valeur mais d'ouvrir sur une
perspective d'évolution. Enfin, oser mettre en avant le meilleur de nous même, en nous
appuyant sur toutes les expériences " ressources " qui ont été pour nous l'occasion,
à travers un succès, de révéler notre véritable potentiel.

       b)- Oser se positionner
Se définir à travers nos valeurs, nos besoins, nos objectifs, nos limites, ce qui constitue
la trame essentielle de notre existence. S'accorder le droits de les respecter et de les
faire respecter.
Développer son " libre arbitre ", apprendre à faire confiance à sa propre évaluation des
situations tout en sachant se nourrir des points de vue constructif de notre entourage.

       c) Développer la patience et la persévérance
" Paris ne s'est pas fait en un jour " nous dit le sage dicton populaire !
Le corollaire de l'apprentissage ou d'une nouvelle expérience est la réussite immédiate
ou ce que l'on appelle trop souvent l'échec. Si l'on accepte que tout apprentissage passe
par des étapes plus ou moins rapides, plus ou moins faciles alors on peut garder la foi
dans sa réussite, poursuivre en apprenant de ses erreurs et réajuster son comportement.
Entretenir alors un dialogue intérieur
encourageant en mettant en avant les aspects positifs de l'expérience vécue sera le plus
sûr moyen de maintenir un haut niveau de motivation et de poursuivre vers son but.

       d) Choisir de s'orienter vers les " ressources "
Autour de nous tous les antagonismes co-existent, le bien, le mal, l'amour, la haine,
le beau, le laid, etc… Il nous revient donc le choix de porter notre regard, d'ouvrir nos
oreilles, orienter nos rencontres vers l'un ou l'autre des aspects de la vie.
Fixer exagérément son attention sur les aspects négatifs,
les mettre trop souvent en exergue n'a jamais, en soi été source de bonheur, source de
confiance dans le monde, dans l'avenir, dans nos semblables. Choisir au contraire de porter
un regard positif sur ce et ceux qui nous entourent, projeter d'ambitieuses réalisations
pour soi même et les autres; s'entourer de personnes positives, encourageantes voilà une
démarche qui peut enrichir notre confiance.


       e) Oser " lâcher prise "
Tout ambition ou objectif doit pour être atteignable être réaliste. Nous devons donc nous
assurer que sa réussite dépend en grande partie de nous-mêmes, que nous possédons
les ressources pour l'atteindre ou que nous sommes en mesure de les obtenir.
Cette évaluation objective nous permet alors de donner la pleine mesure de nos capacités
pour agir sur les éléments qui dépendent de nous et de prendre du recul quant à ceux que
nous ne maîtrisons pas. En cas de difficultés, d'obstacle, nous saurons alors
" accepter " l'inconfort de ces contre temps indépendant de notre volonté pour,
soit garder confiance et persévérer soit réviser notre objectif
ou notre parcours.

Pour conclure j'aimerais citer ce petit texte extrait d'un conte pour enfants :
        Le chemin de la méfiance mène au désert,
        Le chemin de la peur mène à la nuit,
        Le chemin de la confiance mène à la lumière…

Reprise des Atelier d'Evolution Personnelle :
Février 2006


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A bientôt et merci.

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